MiHoYo remporte une victoire juridique en Chine concernant les voix de Genshin Impact. Un tribunal de Shanghai a ordonné à un développeur anonyme d’IA générative de verser 750 000 ¥ (environ 112 000 $) après avoir jugé que l’entreprise avait reproduit et vendu de manière inappropriée les voix des personnages du jeu. Cette décision a été rapportée par le média chinois The Paper la semaine dernière, marquant un tournant dans la jurisprudence relative à l’IA générative.
- Un tribunal de Shanghai a condamné un développeur d’IA pour avoir utilisé des voix de Genshin Impact sans autorisation, illustrant les enjeux du droit d’auteur à l’ère numérique.
- La décision, prise le 30 juin, implique que l’entreprise doit cesser la distribution des contenus et payer des dommages à MiHoYo.
- C’est le premier cas en Chine d’« competition déloyale » lié à l’utilisation de l’IA pour reproduire des œuvres protégées.
- Cette affaire pose des questions sur l’utilisation d’IA générative et son impact sur la création de contenus numériques.
Une première en matière de droits d’auteur pour l’IA en Chine
La décision de la cour de Shanghai, citée par The Paper, concerne un cas où le défendeur a été accusé d’avoir utilisé l’IA pour répliquer les voix de 63 personnages de Genshin Impact, ainsi que des images et animations du jeu pour faire la promotion de ses “packs vocaux” illicites. Le tribunal a statué que cette action démontrait une intention de tirer profit de la popularité du jeu. L’entreprise condamnée a brièvement fait appel de la décision avant de retirer son recours.
Cette affaire constitue le premier précédent en matière de compétition déloyale en Chine, posant ainsi des questions cruciales sur l’utilisation de technologies d’IA générative pour reproduire des œuvres protégées par le droit d’auteur.
Les implications d’une décision audacieuse sur l’avenir du développement de l’IA
Cette victoire juridique pourrait bien redéfinir la manière dont les entreprises en Chine s’engagent avec les technologies IA. Les développeurs doivent maintenant naviguer prudemment pour éviter des violations similaires. De plus, elle met en lumière un risque moins souvent discuté : la commercialisation d’outils par des entreprises tierces pour reproduire des contenus protégés sans autorisation.
En 2023, des acteurs comme Victoria Atkin et Tim Friedlander ont alerté sur l’utilisation de leur travail par des utilisateurs exploitant des outils d’IA tiers pour créer des mods. Cela remet en question non seulement les pratiques des développeurs d’IA, mais aussi les droits des artistes originaux dont les œuvres pourraient être reproduites sans compensation.
Cette décision est un premier pas important pour établir des normes juridiques autour de l’utilisation de l’IA en rapport avec les contenus protégés, et sa portée pourrait influencer la réglementation future dans ce domaine en pleine évolution.



