CHAPEAU – Introduction
Cet été, Los Angeles accueille de nombreux leaders de l’industrie du jeu vidéo et des affaires lors du GamesBeat Summit qui se déroulera les 18 et 19 mai. Parallèlement, un débat fait rage autour de la propriété intellectuelle concernant le personnage « Tung Tung Tung Sahur », lancé par Fortnite. Des créateurs s’inquiètent de l’impact de cette commercialisation sur leurs propres créations, ouvrant la voie à un conflit autour des droits d’auteur des mèmes générés par l’IA.
- Fortnite a lancé des skins basés sur des personnages de mèmes italiens, suscitant des réactions. Ce lancement a eu lieu le 1er avril.
- Le conflit découle de la revendication de Mementum Labs sur la propriété de personnages mèmes, comme Tung Tung Tung Sahur. Ce personnage a été créé par Noxa, un TikToker indonésien.
- Un procès est en cours entre Spyder Games et Mementum Labs sur les droits d’auteur des mèmes générés par l’IA. Ce procès pourrait avoir des implications importantes.
- Le débat sur la propriété des mèmes italiens pourrait influencer la manière dont le contenu généré par l’IA sera perçu légalement à l’avenir.
CORPS DE L’ARTICLE – Valeur ajoutée
Le lancement des skins « Tung Tung Tung Sahur » et « Ballerina Cappuccina » dans Fortnite a suscité une forte controverse parmi les créateurs utilisant déjà ces personnages dans leurs univers virtuels. Le cœur du désaccord repose sur la question de qui possède réellement les mèmes générés par l’IA.
Mementum Labs, qui prétend détenir les droits sur Tung Tung Tung Sahur, a signé un accord avec Epic Games pour intégrer ce personnage dans Fortnite. Cependant, le mème lui-même avait déjà été popularisé par de nombreux créateurs, rendant flou qui devrait véritablement bénéficier des revenus générés par cette nouvelle création. La représentation de personnages iconiques dans le jeu est souvent associée à ce qui a été qualifié de « skins iconiques », semblables à d’autres collaborations avec des créateurs.
H2 : Un procès en cours sur la propriété des mèmes générés par l’IA
Epic Games a reconnu la revendication de propriété intellectuelle de Mementum Labs, ce qui complique encore la situation. En novembre 2025, Spyder Games, fondé par le créateur Roblox SpyderSammy, a déposé une plainte contre Mementum, arguant de l’absence de droits sur des personnages générés par l’IA. L’issue de ce procès pourrait redéfinir le paysage juridique autour des créations générées par des outils d’intelligence artificielle.
L’avocat Aaron Moss, représentant Spyder Games, souligne que le Bureau des droits d’auteur des États-Unis a été clair sur le fait que les œuvres générées par l’IA ne sont pas protégées par le droit d’auteur sans une contribution humaine suffisante. En revanche, Mementum Labs soutient que des créations similaires dans le passé ont abouti à une reconnaissance juridique et financière.
H2 : Ce que cela révèle du marché du contenu généré par l’IA
Cette affaire non résolue soulève des questions cruciales pour les créateurs et les plateformes de contenu. Les implications de ce litige sont profondes : si Mementum réussit à établir son droit de propriété, cela pourrait accorder à une seule entité le contrôle sur les mèmes, rappelant les pratiques de grandes entreprises comme Marvel ou Disney.
À l’heure actuelle, la popularité des personnages comme Tung Tung Tung Sahur dans des jeux comme Roblox, qui a atteint un pic de 25 millions de joueurs, montre qu’il existe une véritable opportunité commerciale dans le secteur des contenus générés par les utilisateurs (UGC). Les acteurs de cette industrie devront suivre l’évolution de la législation pour naviguer dans un monde où l’IA et la créativité humaine se croisent de plus en plus.




