Succès surprise des remakes de Call of Duty : Black Ops et Black Ops 2
Activision a lancé sans avertissement les versions PS4 et PS5 de Call of Duty : Black Ops et Black Ops 2 le 9 juillet 2026, et ces remakes ont rencontré un immense succès, suscitant des réactions mélancoliques de la part d’un ancien développeur. Gavin Goslin, vétéran de Treyarch impliqué dans la création des jeux originaux, souligne que les développeurs devraient percevoir des royalties des nouvelles ventes, bien que les ports ne comportent que peu de nouveautés.
- Les versions PS4 et PS5 de Black Ops et Black Ops 2 ont été lancées par Activision le 9 juillet 2026. Cette annonce surprise a ravi les fans de la série.
- Les remakes ont généré environ 435 millions de dollars avec 11,2 millions de copies vendues en juillet. Un chiffre impressionnant pour des reéditions sans modifications majeures.
- Gavin Goslin, ancien designer de niveaux, plaide pour une rémunération des créateurs d’origine. Il estime injuste que seuls les dirigeants profitent de ces revenus.
- Activision espère que ce succès incitera les joueurs à se tourner vers *Modern Warfare 4*. Tyler Bahl a indiqué que la nostalgie est un facteur clé du succès.
Le retour des classiques, notamment de Call of Duty : Black Ops et Black Ops 2, a surpris à bien des égards. En effet, ces remakes, qui ne présentent que peu d’innovations, ont explosé dans les classements, atteignant le top 10 des jeux les plus joués aux États-Unis dès leur sortie. Cette situation met en lumière non seulement la nostalgie des joueurs, mais également le potentiel économique que recèlent ces titres emblématiques.
Gavin Goslin, qui a consacré de nombreuses heures à travailler sur ces jeux, exprime un sentiment partagé. Dans sa publication LinkedIn, il fait valoir que la réussite des remakes est particulièrement amère pour ceux qui ont contribué à créer ces œuvres. Bien qu’ils soient avides de renaissances et de succès, Goslin déplore que les créateurs originaux ne bénéficient d’aucun retour financier sur ces ventes. Il est convaincu que les décideurs d’Activision, qui profitent significativement des revenus générés par ces versions, devraient reconnaître les efforts de ceux qui ont travaillé sur les jeux à leurs débuts.
En parallèle, le directeur marketing d’Activision, Tyler Bahl, a admis que l’ampleur du succès des ports l’a pris de court. Il évoque une "demande refoulée" chez les joueurs, liée au plaisir de revivre l’expérience des soirées multijoueurs d’antan. En fait, avec Modern Warfare 4 à l’horizon, la stratégie d’Activision semble viser à exploiter cette nostalgie tout en capitalisant sur l’engouement récent pour des titres qui ont marqué l’histoire du gaming.
La question demeure : qu’adviendra-t-il des créateurs d’origine si les remakes continuent à prospérer sans leur offrir une juste compensation ? Une réflexion qui soulève des enjeux cruciaux sur les droits des développeurs et la reconnaissance de leur travail dans l’industrie vidéoludique.




