Les prix des logements dans la région du Grand Toronto (RGT) resteront stables malgré une baisse prévue des ventes, suite à une nouvelle hausse des taux d’intérêt de la Banque du Canada, prédit Royal LePage.
Des prix qui ne changeront pas de façon spectaculaire
“Ce que nous prévoyons, c’est que même avec deux augmentations successives des taux d’intérêt au début de l’été, les prix ne changeront pas de façon spectaculaire”, a déclaré Karen Yolevski, chef de l’exploitation chez Royal LePage Real Estate Services Ltd.
Elle explique que la plupart des augmentations de prix ont déjà eu lieu cette année et que ce que l’on verra au cours du second semestre sera probablement une offre modérée et des transactions modérées, mais sans impact majeur sur les prix.
Prévisions pour la fin de 2023
Le rapport prévoit une augmentation de 11% des prix globaux des maisons dans la RGT au dernier trimestre de 2023 par rapport à la même période de l’année précédente. Cela représente une augmentation de près de 1,069 million de dollars à 1,186 million de dollars. Cette augmentation est due en partie à la pression exercée sur une offre déjà limitée, car de nombreux vendeurs ont été effrayés par les taux plus élevés et ont choisi de se retirer du marché.
Au niveau national, Royal LePage prévoit une augmentation de 8,5% par rapport à l’année précédente. Les prix ont légèrement baissé à la fin de 2022, mais ont ensuite recommencé à augmenter après la pause des taux d’intérêt.
Une diminution du nombre d’inscriptions
La baisse des prix n’a pas été observée en raison de l’augmentation des taux d’intérêt, mais plutôt en raison d’une diminution du nombre d’inscriptions. Les taux plus élevés ont incité de nombreuses personnes à rester à l’écart du marché immobilier, ce qui a entraîné une plus grande concurrence pour les quelques maisons disponibles à la vente.
La Banque du Canada a augmenté le taux d’intérêt à un jour d’un quart de point de pourcentage à 5% dans le but de réduire l’inflation. Les propriétaires ayant des hypothèques à taux variable et ceux dont les renouvellements sont prévus cette année devront payer des milliers de dollars de plus chaque mois qu’auparavant, lorsque le taux était de 0,25%.
Stabilité des prix au deuxième trimestre de 2023
Le rapport de Royal LePage indique également que les prix sont restés relativement stables au deuxième trimestre de 2023. Le prix global des maisons dans la RGT a connu une légère augmentation de 1,1% par rapport à l’année précédente, atteignant environ 1,180 million de dollars. Cependant, ce prix est toujours inférieur de sept pour cent par rapport au pic du premier trimestre de 2022.
À Toronto, le prix médian des maisons individuelles a augmenté de 4,9% par rapport à l’année précédente, atteignant environ 1,779 million de dollars. En revanche, le prix médian des copropriétés a diminué de 1,9% par rapport à l’année précédente, pour s’établir à 728,700 dollars.
Qui achète dans cet environnement ?
Les personnes qui ont réussi à économiser d’importants acomptes et celles qui reçoivent de grosses sommes d’argent de leur famille continuent d’acheter dans cet environnement. Les personnes qui ont acheté leur première maison il y a cinq ou dix ans et qui ont accumulé une “énorme quantité de capitaux propres dans leur maison” peuvent également se permettre d’acheter maintenant.
Cependant, les investisseurs sont davantage touchés par l’augmentation des coûts d’emprunt, ce qui se traduit par des loyers plus élevés pour les locataires. Si les coûts de portage deviennent trop élevés, les investisseurs pourraient quitter le marché, ce qui aurait un impact sur l’offre locative.
En conclusion, malgré les hausses des taux d’intérêt, les prix des logements dans la RGT devraient rester stables. Les prix devraient augmenter de manière modérée d’ici la fin de 2023, en raison d’une offre déjà limitée et de la concurrence pour les maisons disponibles à la vente. Les acheteurs qui disposent de fonds importants ou qui ont accumulé des capitaux propres dans leur maison sont ceux qui parviennent à acheter dans cet environnement. Cependant, les investisseurs pourraient quitter le marché en raison de l’augmentation des coûts d’emprunt, ce qui aurait un impact sur l’offre locative.




